Wednesday, August 13, 2014

IMPUNITY OF OUATTARA'S REGIME

Sexual violence cases in Ivory Coast a challenge to justice

In an area of Bouaké, a former rebel stronghold, a teenage girl recalls the night she visited a maquis, an open-air restaurant, with her school friends after the official end of the conflict. Two "military men" wearing "green camouflage clothes and carrying guns" approached the group and told her she had to go with them. They put her in a car, took her to a house and raped her. She was 16 at the time. She told her parents, and they went to the hospital and then to the police. After investigating, the police told them the two soldiers had been moved to a neighbouring city beyond their jurisdiction. "It is not normal that the police did nothing," she said. "Maybe if I meet these men again in the town, they will do it again."

Alain Werner, the Swiss lawyer who established the group, said heinous acts of sexual violence took place during and after the country's recent conflict, but identified a lack of "impartial willingness from the Ivorian [government] to try or investigate these crimes".
Werner believes the case - a "very clear example of attacks against civilians when there could be no military advantage because, basically, they had won the war" – could be characterised as a war crime. A document his team is compiling to take to the international criminal court, which contains evidence from almost 200 witnesses, outlines grave acts of postwar violence committed by supporters of Ouattara. They include cases of gang rape, often stretching over days or even weeks, in which armed soldiers took dozens of women to their barracks. One involves an 11-year-old girl abducted by a soldier and forced to live with him as his wife; three years on, she is still living with him.

In Ivory Coast, the chances of getting the cases of rape by Ouattara's soldiers to court are slim, even with documented evidence. Adou Gnapi, the police captain, when asked why women frequently suffer sexual violence, answered. "It's complicated," he said. "Nowadays women look too good."


The Guardian ( UK)  6/11/2014 

Tuesday, August 12, 2014

Temoignage de l'Imam sur les microbes

 A Attécoubé, ce sont les éléments de la Marine. Lorsque les deux groupes s’affrontaient, au lieu de les séparer, ils choisissaient de tirer sur ceux qui ne travaillent pas pour eux. Je suis allé voir la commissaire (de police) pour lui demander les raisons de cette situation. Elle m’a fait savoir que quand on arrête ces enfants, des hommes en armes, en treillis, viennent les libérer sous prétexte que ces enfants ont combattu avec eux. Pour aller plus loin, je vous informe que le chef des microbes de Boribana dormait à la Marine.
Un civil qui dormait à la Marine au vu et au su de tous. Quand les gens de la Cie (Compagnie ivoirienne d'électricité, Ndlr) sont venus à Boribana pour couper le courant parallèle, ces enfants ont coupé le bras d’un élément Frci du ‘’commandant Barbu’’. Cela n’a pas été sanctionné. 
Il y a ce qu’ils appellent ‘’Opération ville propre’’. Ils peuvent se mettre à près de cent. Ils occupent une voie. Et ce jour-là, tous ceux qu’ils rencontrent sur cette voie, sont dépouillés de tout. Il y a deux semaines à Attécoubé, il y a un microbe qui a foncé sur moi. Arrivé à mon niveau. Il a crié ‘’Eh vieux père, c’est toi’’ et il est parti. Il avait sa machette et son pistolet en main.
Je ne crains pas pour ma vie. Je suis guide religieux. Imam de la mosquée Ifpg au Plateau, qu’on appelle la mosquée Aemci. Je me dis que c’est une mission de Dieu. Ils peuvent me tuer s’ils le veulent. Mais, qu’ils sachent que tout ce qu’ils sèment, ils le récolteront un jour.
 Il faut les  autorités soient à l’écoute des populations. Depuis la fin de la crise, les portes nous sont fermées. A l’époque du Golf (hôtel), c’est moi que l'ex-ministre Guikahué appelait pour avoir des informations sur les morts et les blessés. Toutes les portes sont fermées parce que les gens ont obtenu ce qu’ils voulaient, et se foutent du reste. L’histoire est un témoignage. Aujourd’hui, nous demandons au président de la République de revoir au niveau de ses ministres. Même pour les témoignages à la Cpi dans le cas du procès de l'ex-président Gbagbo, on prend des proches, les amis. 

Wednesday, August 6, 2014

MACA

MACA:Après une enquête interne, le président d'une ONG:" C’est un trafic à ciel ouvert.


 Les coûts des chambres varient entre 10.000 Francs Cfa et plus avant d’y avoir accès. Ce sont des cellules de 10 personnes dans lesquelles se retrouvent une cinquantaine voir une centaine de personnes. Les plus démunis se retrouvent dans les cellules de 80 personnes.

Quand vous avez les moyens, vous êtes dans les cellules de 2 à 15 personnes. Même les bureaux réservés aux gardes pénitenciers servent de cellules aux prisonniers. Ce sont des chambres où devaient dormir les gardes pénitenciers pour veiller sur les paliers. Aujourd’hui, ces gardes dorment en dehors de la prison et la prison est gérée par des prisonniers.C’est la corruption à haut débit. C’est un trafic à ciel ouvert. Il n’y a rien de légal à la Maca. Figurez-vous que le garde pénitencier n’y a accès que lorsqu’il est envoyé par un prisonnier. C’est un commissionnaire. La prison est gérée par celui qu’on appelle Yacou le Chinois. 

Il a écopé de 20 ans de prison. En 2011, après les évènements, quand ils ont cassé la Maca, il est revenu à Abidjan et à réussi à intégrer une unité de Wattao. Malgré cela, il a continué à braquer. Il a encore tué et a une nouvelle fois écopé de 20 ans de prison. Il a commis un autre délit qui lui a valu 3 ans. Donc, en tout, ça lui fait 43 ans de prison.

Les meurtres, j’en connais assez. Moi-même qui vous parle, Yacou le Chinois a failli me tuer. Parce que selon lui, j’avais filmé tout ce qu’il faisait. Il y a une ruelle qu’ils appellent là-bas ''Colombie'', où ils vendent de la drogue. Le chanvre indien, la cocaïne, la marijuana, sans compter les comprimés.
Selon nos informations, il y a des dealers qui sont déjà là-bas et chacun reverse une enveloppe à Yacou qui facilite l’entrée de toutes ces substances à la Maca. J’ai filmé, j’ai fait des photos lors de mes enquêtes. Mais Yacou qui m’a découvert est venu bloquer mes appareils. L’administration pénitentiaire qu’ils appellent greffe est en dehors de la prison. Ce qui se passe en prison est géré par Yacou.

Dans la prison, ce sont les hommes qui font la cuisine. Imaginez donc la qualité de la nourriture. Les démunis n’ayant pas de moyens sont obligés de manger ce riz qui n’est pas cuit et beaucoup en meurt. J’ai assisté à des décès. Par exemple, quand vous recevez de la visite, si vos parents ou amis vous apportent de la nourriture, ces gardes diminuent la ration parce qu’ils ont une autre boutique au sein de la prison pour vous obliger à vous ravitailler dans leur boutique où les prix des articles sont très élevés. Mais, vous êtes obligés de le faire. Des cas de mort liés à certaines maladies, la malnutrition parce que les gardes prennent la peine de priver les prisonniers d’eau.

BIBLE

Psaume 123:2 (New International Version (NIV)): Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maitres, et les yeux de la servante sur la main de sa maitresse, ainsi nos yeux se retournent sur l'Eternel  notre Dieu, jusqu'a ce qu'il ait pitié de nous..
Ephésiens 6:4-6: Pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez-les dans la formation et l'instruction du Seigneur. Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et respect, et avec sincérité de cœur, comme vous le feriez obéir au Christ. Ne leur obéis pas seulement pour gagner leur faveur lors de leur oeil est sur vous, mais comme esclaves de Christ, en faisant la volonté de Dieu de votre coeur.
Ephésiens 6:05: Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et respect, et avec sincérité de cœur, comme vous le feriez obéir au Christ.
Ephésiens 6:09: Et les maîtres, traitez vos esclaves de la même façon. Ne menacez pas, puisque vous savez que celui qui est à la fois leur maître et le vôtre est dans les cieux, et il n'y a pas de favoritisme avec lui.
Colossiens 3:22: Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair en tout, et le faire, non seulement sous leurs yeux sur vous et de gagner leur faveur, mais avec sincérité de cœur et de révérence pour le Seigneur.
Colossiens 4:1 Maîtres, fournissent à vos esclaves ce qui est juste et équitable, parce que vous savez que vous avez aussi un maître dans le ciel.
Tite 2:09: Apprenez esclaves à être soumis à leurs maîtres en toutes choses, d'essayer de les s'il vous plaît, de ne pas parler de nouveau à eux,
1 Pierre 2:18 Serviteurs, soyez soumis à vos maîtres avec tout le respect, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d'un caractere difficile..

Sunday, July 20, 2014

A Duékoué, l'impunité des pro-Ouattara

Les fidèles du président ivoirien n'ont jamais été jugés pour leurs crimes, commis lors de la crise qui a secoué le pays entre 2011 et 2012.
Qu'est devenu le corps d'Amédé ?
Il y a deux ans, il a été envoyé à Abidjan «pour autopsie». Depuis, son frère Julien n'a plus jamais eu aucune nouvelle. «C'est long, deux ans, pour une autopsie», note d'un air maussade cet homme trapu et musclé, assis sous un manguier, à 500 km à l'ouest de la capitale économique ivoirienne. D'un geste, il désigne les bâtisses en briques grises qui l'entourent, recouvertes de nouveaux toits en tôle : «Nos maisons ont été décoiffées ! Ici, pendant la crise [2011-2012, ndlr], tout a été détruit.» Amédé, le frère de Julien, est l'une des victimes des derniers soubresauts de cette crise sanglante.
Le 20 juillet 2012, lors de l'attaque d'un camp de déplacés, ce père de famille de 39 ans a été emmené par des hommes en armes, puis fusillé avant d'être jeté dans un puits abandonné. Lequel ne sera découvert, par hasard, que deux mois plus tard. On y retrouvera cinq autres cadavres, tous envoyés «pour autopsie» à Abidjan.
Après une période particulièrement sanglante, la Côte-d'Ivoire est désormais en paix. En accueillant pour la première fois, ce jeudi, François Hollande, le président Alassane Ouattara pourra légitimement se targuer d'avoir remis le pays au travail et rétabli la sécurité après dix ans de guerre civile.
«Verrou». Reste un sujet sensible : l'impunité dont continuent à bénéficier les forces fidèles à Ouattara qui ont conquis le pouvoir les armes à la main en 2011. Jusqu'à présent, seuls les partisans de son rival, l'ex-président Laurent Gbagbo, ont été mis en cause pour les violences commises en 2011 : trois ans après la crise, 700 sont toujours emprisonnés sans jugement, et parfois même sans connaître les charges qui pèsent contre eux. Un soupçon de justice à deux vitesses qui agace visiblement Abidjan. Lundi, un porte-parole du parti du président ivoirien a ainsi tenu à souligner que le chef de l'Etat français venait pour «apporter son soutien à l'oeuvre de reconstruction et de réconciliation entreprise avec succès par le président Alassane Ouattara» et non pour «se préoccuper du sort de personnes qui ont commis des crimes odieux pendant notre crise postélectorale» ou pour «plaider la cause des bourreaux d'hier». Voilà François Hollande prévenu. Le président français apporte pourtant dans ses bagages une aide de 25 millions d'euros à la reconstruction d'une justice qui semble parfois en panne ou partiale
Sur ce terrain délicat, une petite ville est devenue le symbole des exactions restées impunies en Côte-d'Ivoire : Duékoué, bourgade sans charme de l'ouest ivoirien, fut le théâtre de certains des épisodes les plus sanglants de la crise postélectorale. Sur les 3 000 morts recensés pendant cette période, un tiers des victimes ont été répertoriées dans cette région, où vit aussi Julien. «Duékoué a été le dernier verrou dans la conquête de l'ouest du pays par les forces alliées à Ouattara. C'était un fief pro-Gbagbo, et les combats ont été très violents», rappelle le père Cyprien, qui se trouvait aux premières loges quand la ville a été prise, le 28 mars 2011. «Dès l'aube, la foule a envahi la mission catholique, ça tirait de partout !» se souvient-il.
Les jours suivants, on dénombrera près d'un millier de morts, dont un certain nombre froidement exécutés. La peur sera telle, que les habitants refuseront longtemps de quitter l'enceinte de la mission catholique. Une partie d'entre eux sera finalement relogée dans un camp de déplacés à Nahibly, une localité voisine. Jusqu'à ce que ce site, soupçonné d'abriter des miliciens pro-Gbagbo, soit lui-même attaqué le 20 juillet 2012. Combien de morts ce jour-là ? Personne ne sait, tant les bilans sont manipulés. Les chiffres divergent selon qu'on s'adresse à des partisans de l'actuel pouvoir ou de l'ancien régime à Duékoué. Reste les six hommes exécutés et retrouvés dans le puits. Autour de la ville, il en existe neuf autres, également soupçonnés de contenir des corps. Ils sont gardés par des Casques bleus pakistanais, qui offrent un verre de jus de fruits aux curieux avant de les inviter fermement à faire demi-tour. Ce «circulez, il n'y a rien à voir» est un peu la règle à Duékoué, où le calme est revenu, sous un silence de plomb. «De toute façon, tout le monde connaît les responsables, Duékoué n'est qu'un gros village», rappelle le père Cyprien.
Sapins de Noël. Parmi ceux qui sont soupçonnés d'avoir orchestré les exécutions sommaires près des puits, il y a l'ancien commandant militaire sur place : le lieutenant Koné Daouda (alias Konda) a été renvoyé, certes contre son gré, à Abidjan. Mais apparemment sans avoir été inquiété. Son remplaçant actuel, le lieutenant Ben Bamba, un géant débonnaire dont le portable vibre sans cesse au son de «la joie vient le matin», affirme avoir discipliné ses 480 hommes. Mais il n'est pas le seul à prétendre contrôler la sécurité de la ville.
Souvent accusés d'avoir participé aux tueries de mars 2011, comme de juillet 2012, les «dozos» jouent toujours un rôle trouble dans la région. Ces chasseurs traditionnels, aux pouvoirs mystiques redoutés, font partie du folklore ivoirien. Mais pas seulement. A l'origine implantés dans le nord du pays, ils ont suscité des centaines de vocations dans cette région Ouest depuis longtemps tourmentée. En 2011, ils ont souvent aidé les forces de Ouattara à prendre le pouvoir. On les retrouve dans leur QG, un immeuble en construction, dans un quartier misérable de Duékoué : une assemblée d'hommes souriants, plus tout jeunes, souvent affublés d'étranges costumes en toile de jute, leurs «treillis», disent-ils, truffés d'amulettes comme des sapins de Noël. Malgré la bonhomie affichée, certains les accusent d'être un clan des Siciliens version gri-gri. «C'est une mafia. Ils monnayent leur protection, rackettent les gens et font régner leur loi», chuchote un commerçant, sous couvert d'anonymat. A plusieurs reprises, le gouvernement a annoncé son intention de les désarmer. «Ça se dit. Mais ça ne se fait pas», note un brin narquois Souleymane Fofana, un chauve rondouillard qui figure parmi les leaders des 2 064 dozos de Duékoué.

Monday, July 7, 2014

Peillon

Le général Joana, qui commandait à l'époque l'opération Licorne, attendait le feu vert pour mettre en action l'accord de Défense avec la Cote d'Ivoire, signé en 1961. Parce qu'on savait qu'il y avait les exactions au Nord, qu'il fallait quand  même qu'on réussisse à réunifier le pays qui était complètement scindé en deux. Tout était prêt, avec une offensive rapide sur trois axes, et les moyens que nous pouvions déployer, ajoutés au professionalisme de nos unités, auraient rendu la reconquête du Nord très simple. En trente-six heures, et sans beaucoup de casse, c'était terminé. Cette décision politique de soutien au gouvernement légitime de Laurent Gbagbo, pour rétablir la paix, n'est jamais venue.
La France a enteriné cette partition du pays et le général Joana qui nous commandait, a compris que nous n'avions pas la meme conception de notre mission que le pouvoir politique à Paris.

J'ai côtoyé les Forces Nouvelles à l'occasion de négociations sur des questions comme le désarmement, ou le rétablissement d'accès de circulation. A part un ou deux, les autres étaient des hommes incultes, bardés de gri-gri. Ce n'étaient pas des militaires, c'étaient des chefs de bandes. Des gens sans foi ni loi, qui tenaient leur pouvoir par la violence, par la terreur qu'ils faisaient régner dans le Nord du pays,  les populations ont vécu l'enfer au quotidien. Quand j'ai su qu'Abidjan était tombée entre les mains de ces gens-là, je me suis dit: les brigands sont dans la place.

Thursday, June 26, 2014

Les verites de Gildas Le Lidec

Gildas Le Lidec (Ambassadeur de France en CI 2002-2005 ):Entretien

Marianne: Certaines ONG l’accusent d’être directement impliqué dans les exactions auxquelles se sont livrées les com’zones dans le Nord ? 

Gildas Le Lidec: Je pourrais apporter des informations sur les massacres commis par ces salopards échevelés qui exerçaient leur pouvoir avec une incroyable brutalité, une violence inouïe. Leurs crimes sont connus mais, en toute honnêteté, je n’ai pas d’éléments permettant d’y raccrocher Soro. 

Mariannne: Les négociations et les accords de Marcoussis ne sont-ils pas le ferment de la crise de 2011 ? 

Gildas Le Lidec: Elles ont été organisées dans la plus totale précipitation, c’est le fruit de la machine Villepin… La façon dont Gbagbo y a été traité, notamment lors du retour en Côte d’Ivoire, était à mon avis inacceptable. En tout cas, ce fût ressenti comme une insulte, au moins par tous les Ivoiriens du Sud du pays.

Marianne: Laurent Gbagbo sera jugé par la CPI pour crimes contre l’humanité. Qu’en pensez-vous ?
Je trouve cela profondément injuste. Cela ne correspond pas aux valeurs et au tempérament de l’homme que j’ai connu. Et c’est d’autant plus injuste que Ouattara n’a pas touché un cheveu des salopards qui, depuis 2011, se sont taillés de véritables royaumes dans le Nord du pays. En ne prenant aucune mesure contre eux, la CPI ne va pas améliorer son image, déjà très dégradée sur tout le continent. 
  
La Côte d’Ivoire se porte-t-elle mieux depuis la chute de Gbagbo ? 
Sur le plan de la sécurité et de la stabilité, pas sûr. Licorne est toujours là-bas, comme le 43ème Bima, sous une autre forme. A la fin de ma mission, j’avais recommandé sa dissolution La France, en fait, aurait dû partir depuis longtemps. 
  
Ouattara ? 
Il était programmé pour prendre le pouvoir, mais n’y est vraiment parvenu que grâce à l’aide décisive de son ami Nicolas Sarkozy.